• Dans le sport. Si tu veux progresser faut y aller, mais pour y aller il faut être déjà allé. -Fanny Berrebi

     

     

    Tout a commencé pour moi par une transformation physique.

     

     

    On pense qu’il faut d’abord changer des choses dans sa tête pour que le corps suive. D’ailleurs on donne beaucoup d’importance à la tête. Au mental.

     

    Alors qu’en vérité, et c’est là une chose que j’ai découvert et ce fut ma première leçon :

     

     

    L’esprit ne vaut rien s’il n’est pas aligné sur le corps.

     

     

    Je ne savais pas au moment de cette transformation physique à quel point ma vie entière allait changer.

     

    C'est comme si le poids que trainait mon corps avait plombé tous les aspects de ma vie. Tout ce que je retenais en moi, ma zone de génie, mon vrai moi, tout était là, prisonnier comme moi dans ce corps qui ne convenait pas à mon style de vie.

     

    C'était mon mental qui était trop gros.

     

    L'alignement c'est devenu ma passion, ma vie, mon superpouvoir.

     

     

    Tu n'as jamais eu cette impression que tu es capable de bien plus que ce tu réalises ?

     

    Que tu as plus de talent, plus de savoir, peut-être même plus de compétences et que tout cela n'est pas utilisé pleinement ?

     

    Pour des raisons toutes simples : pas le temps. Il y a le loyer à payer, les courses à faire, les enfants à nourrir, les clients à satisfaire… le temps.

    Nous en parlerons du temps.

     

    Mais il n’y a pas que le temps. Il y a aussi « je n’ai pas le diplôme » « je n’ai pas la légitimité » « je ne connais personne » « je ne sais pas comment faire » « j’ai peur ».

     

    Je les appelle le plafond de verre, le plafond de papier, le plafond de gras …

    De quoi est fait ton plafond à toi ?

     

    Il y a quelques années j'étais obèse. Aujourd’hui je suis une athlète.

     

    Alors bon, remettons les choses à leur place, c’est pas demain que je vais gagner Ninja Warrior.

    Mon niveau d’athlétisme n’est clairement pas instagram ready.

     

    Et pourtant, des clients me tombent dans les bras en me demandant de les aider.

    « Mais je suis prof de yoga » réponds-je alors d’un air étonné.

     

    « C’est pas grave, me dit-on. ton parcours me donne confiance »

     

    Et pourtant, je n’ai pas perdu du poids avec le sport.

     

    Ce qui les inspire, ce n’est pas la transformation de mon corps, c’est celle de mon mindset.

     

    Ce qui les inspire, c’est comment je suis devenue pote avec mon corps, comment lui et moi on est partis sur une aventure commune, là ou 2 ans en arrière j’étais sa prisonnière.

    Est ça t'arrive à toi d'avoir l'impression d'être prisonnier(e).

     

     

    Ce que j’ai fait pour mon corps et les difficultés que j’ai eu on les retrouve partout !

     

    Dans le travail, c’est récurrent : on est prisonnier du quotidien, de l’administratif, de nos dettes, de nos échéances, de l’absence de trésorerie qui nous empêche d’investir.

     

    Alors on fait le dos rond, on trime, on se tue au labeur en attendant des jours meilleurs. Et puis un jour on se fait à l’idée.

     

    C’est un drôle de syndrome de Stockholm, alimenté par la folie de la bienveillance, qui fait qu’on décide d’accepter l’état ou on se trouve. On avance.

     

    Et on se dit « il faut que »

     

    Il faut que je fasse...

    Il faut que je corrige...

    Il faut que j’arrête...

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